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Les deux adversaires, étant hors de distance (4 mètres, ou 3 mètres chez les jeunes), doivent l'un ou l'autre avancer. Le gain (ou la perte) de terrain est souvent accompagné de mouvements du corps et d'actions de lame.

a) Mouvements du corps

  1. Les déplacements : en avant, en arrière, latéraux.
  2. Mouvements du pied sur le sol : appel, glissement.
  3. Inclinaisons du tronc.

Les principaux déplacements sont appelés "fondamentaux".

La Garde

Unique position permettant d’être à la fois prêt pour l’attaque et la défense. Cette position fléchie sur les jambes, le buste droit, les épaules effacées, les pieds en angle droit écartés en fonction de la taille de l’individu, de 30 à 50 cm, les talons sur la même ligne, permet mobilité, équilibre, poussée dans des actions de jambes tel que la fente, la flèche, les différents déplacements bonds… Les bras placés différemment suivant les armes donnent vitesse, équilibre et précision. De sa bonne exécution dépend tout ce que l’on peut réaliser en escrime.

 

La contre offensive comprend l'ensemble des actions portées sur l’offensive adverse. Aux armes conventionnelles, elle a priorité sur l'offensive quand elle gagne un temps sur celle-ci ; le temps étant la durée d'exécution d'une action simple.

IV La Contre Offensive

La défensive comprend l'ensemble des actions destinées à faire échec à l'offensive adverse.

III - La Défensive

L'offensive comprend l'ensemble des actions destinées à toucher l'adversaire

II - L'Offensive

La tierce : Comme son nom l'indique c'est la troisième des huit positions de la main en escrime. Elle a été définie par maître Danet en 1766. C'est actuellement la position de garde au sabre. La main, en pronation, est à droite pour les droitiers, et à gauche pour les gauchers. La pointe de l'épée est plus haute que la main, le bras est replié contre le corps jusqu'au coude, qui forme un angle perpendiculaire avec l'avant-bras.

Jusqu'au XIXe siècle, elle était la position de garde des trois armes (fleuret, épée et sabre). Aujourd'hui, la sixte l'a remplacée dans cet usage au fleuret et à l'épée.
La tierce demeure cependant de nos jours la position de garde majoritaire au sabre.

L'Attaque

L’attaque est l’action d’offensive initiale. Elle est exécutée grâce au développement que nous avons déjà étudié, elle peut être précédée de déplacements (marche / retraite), elle est destinée à toucher l’adversaire. Nous trouverons plusieurs formes d’attaques :

  • Simple (directe ou indirecte) : exécutée avec un seul mouvement de l’arme pour aller toucher une cible. (Exemple le coup droit au fleuret : coup porté directement sur la poitrine de l’adversaire avec la pointe)
  • Composée (précédée de feinte) : exécutée avec un ou plusieurs mouvements de l’arme (appelée feinte) avant d’aller toucher la cible.
  • Renforcée d'actions sur le fer (attaques au fer, prises de fer...)

Dans la pratique, on est toujours tributaire des réactions ou d’absence de réaction de mon adversaire, de la distance, de la vitesse.

Elle ne peut être portée que dans trois circonstances :

  • après préparation ;
  • sur préparation ;
  • sans préparation (d'immobilité).

L'assaut

L'assaut est le combat courtois entre deux escrimeurs, on l’appelle match en compétition, quand on tient compte du score. On peut le décrire comme une discussion entre deux tireurs, exécutant des mouvements, qui sont la succession d’attaques, de parades, de ripostes…, précédés de préparations (déplacements, actions sur le fer adverse, feintes, prise de fer…) suivant une convention au fleuret et au sabre. Dès l’allongement du bras, l’attaque devient prioritaire, l’adversaire étant obligé de la parer pour poursuivre l’échange et ainsi de suite. D’où le nom de « phrase d’armes » ou deux personnes « courtoises » discutent en évitant de couper la parole. A l’épée, la convention n’existant pas, le premier qui touche a raison, si les deux touchent en même temps, le coup sera compté double. C’est l’arme de duel par excellence, le respect de l’adversaire et le « fair-play » restant de rigueur. Les combats et les leçons commencent toujours par le geste de courtoisie, appelé le « salut ».

I - Les Préparations

 
La septime : C'est une position méconnue. Il s'agit, pour deux tireurs de la même main, de la position la plus éloignée. C'est néanmoins une parade utilisée surtout face à un adversaire plus petit et de main contraire. La main est en supination (paume et ongles vers le ciel) et la pointe de l'arme est légèrement plus basse que la main (mais dirigée vers une cible de l'adversaire). L'avant bras est collé contre le buste et la main fait un angle avec l'avant bras.

Elle est principalement utilisée en tant que parade afin de défendre la cible dessous.

 

L'engagement de septime peut-être utilisé pour générer une réaction de l'adversaire et en tirer parti. Cet engagement est toujours surprenant.



La sixte : C'est la position de garde au fleuret et à l'épée, ce qui fait d'elle la position la mieux connue du grand public et des néophytes puisqu'elle est toujours exécutée au début de chaque assaut. La main est en supination (paume et ongles vers le ciel) et la pointe de l'arme est légèrement plus haute que la main. Le bras est replié contre le corps jusqu'au coude, lequel dessine un angle perpendiculaire avec l'avant-bras. C'est une position idéale pour maintenir l'adversaire à distance respectable en le menaçant d'une touche par simple allongement du bras. Elle permet tout aussi bien de se défendre que d'attaquer, soit directement par un développement ou une prise de fer, soit indirectement en lançant des feintes, des parades ou des ripostes. Elle permet également de protéger l'avant-bras armé, partie la plus en avant du corps, derrière la coquille de l'arme. C'est la position de garde à l'épée et au fleuret depuis le XIXe siècle (auparavant, la position de garde était la tierce, qui demeure aujourd'hui la garde au sabre).


 

La quinte basse : C'est en fait une position de quarte, mais en pronation : les ongles sous la main (la quinte est à la quarte ce que la tierce est à la sixte). Au fleuret et à l'épée, cette position est principalement utilisée dans la parade de "quinte en cédant" (appelée à tort "quarte en cédant").

 


 

 

La quinte haute : Utilisée au sabre. La lame se positionne horizontalement au-dessus et en avant de la tête.

Elle est utilisée afin de pouvoir parer les attaques visant les parties hautes du corps (tête, épaules). Cette position n'a aucune utilité à l'épée et au fleuret où les coups sont portés avec la pointe (estoc)

 

 

La quarte : Comme son nom l'indique c'est la quatrième des huit positions d'escrime. Elle couvre la ligne du "dedans", elle permet également de riposter, (parer en quarte, ...). La main est du côté opposé à la Sixte, les ongles sont dessus, la pointe dirigée vers l'adversaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La quinte haute : Utilisée au sabre. La lame se positionne horizontalement au-dessus et en avant de la tête.

Elle est utilisée afin de pouvoir parer les attaques visant les parties hautes du corps (tête, épaules). Cette position n'a aucune utilité à l'épée et au fleuret où les coups sont portés avec la pointe (estoc)

 

 

 

La quinte basse : C'est en fait une position de quarte, mais en pronation : les ongles sous la main (la quinte est à la quarte ce que la tierce est à la sixte). Au fleuret et à l'épée, cette position est principalement utilisée dans la parade de "quinte en cédant" (appelée à tort "quarte en cédant").

 

La sixte : C'est la position de garde au fleuret et à l'épée, ce qui fait d'elle la position la mieux connue du grand public et des néophytes puisqu'elle est toujours exécutée au début de chaque assaut. La main est en supination (paume et ongles vers le ciel) et la pointe de l'arme est légèrement plus haute que la main. Le bras est replié contre le corps jusqu'au coude, lequel dessine un angle perpendiculaire avec l'avant-bras. C'est une position idéale pour maintenir l'adversaire à distance respectable en le menaçant d'une touche par simple allongement du bras. Elle permet tout aussi bien de se défendre que d'attaquer, soit directement par un développement ou une prise de fer, soit indirectement en lançant des feintes, des parades ou des ripostes. Elle permet également de protéger l'avant-bras armé, partie la plus en avant du corps, derrière la coquille de l'arme. C'est la position de garde à l'épée et au fleuret depuis le XIXe siècle (auparavant, la position de garde était la tierce, qui demeure aujourd'hui la garde au sabre).
 
La septime : C'est une position méconnue. Il s'agit, pour deux tireurs de la même main, de la position la plus éloignée. C'est néanmoins une parade utilisée surtout face à un adversaire plus petit et de main contraire. La main est en supination (paume et ongles vers le ciel) et la pointe de l'arme est légèrement plus basse que la main (mais dirigée vers une cible de l'adversaire). L'avant bras est collé contre le buste et la main fait un angle avec l'avant bras.

Elle est principalement utilisée en tant que parade afin de défendre la cible dessous.

 

L'engagement de septime peut-être utilisé pour générer une réaction de l'adversaire et en tirer parti. Cet engagement est toujours surprenant.

 
L'octave : l'arme en supination (les ongles dessus) : la pointe est plus basse que la main et se situe en ligne basse dehors. Elle a été définie en 1755 dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Elle est utilisée afin de pouvoir parer les attaques visant les parties basses du corps.

L'octave : l'arme en supination (les ongles dessus) : la pointe est plus basse que la main et se situe en ligne basse dehors. Elle a été définie en 1755 dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Elle est utilisée afin de pouvoir parer les attaques visant les parties basses du corps.

La seconde : Comme son nom l'indique, c'est la deuxième des huit positions académiques de la main dans ce sport. Très proche de la prime, la pointe de l'arme est plus basse que la main qui est elle-même en pronation. Son utilisation est principalement limitée au sabre pour des parades basses.

La prime : Comme l'indique son nom, c'est la première des huit positions officielles des trois armes : le fleuret, l'épée et le sabre. La pointe de l'arme est plus basse que la main qui est renversée, pouce en dessous, le tout en pronation (paume de la main et ongles orientés vers le sol). Cette position couvre la ligne du dessous. Outre son utilisation pour des parades basses au sabre, elle est très utilisée en corps à corps à l'épée. Décrite par Maîtres Girard et Camille Agrippa en 1736, elle tire son nom du fait qu'elle est censée être la première position adoptée par la main lorsque la lame sort du fourreau.

La ligne est la  portion de la cible considérée par rapport à la lame du tireur.
Il y a quatre lignes :

  • deux hautes (dessus, dedans,
  • et deux basses (dehors, dessous).

Parfois en lieu et place de ligne on utilise le terme de cible.

Les quatre lignes sont :
Ligne du dedans  : Ligne haute gauche du tireur appelée ligne de quarte.
Ligne du dehors  : Ligne basse droite du tireur.
Ligne du dessous : Ligne basse gauche du tireur.
Ligne du dessus   : Ligne haute droite du tireur appelée ligne de sixte.

V - Les Lignes et les Positions de la main

(Source et textes : "Manuel de l'éducateur" 158 pages - Daniel REVENU - Editeur FFE 1995)

Le Dérobement

Le dérobement s'exécute sur une offensive adverse précédée ou accompagnée d'une action sur le fer.

La Remise

La remise est une action contre-offensive. Exécutée sur la riposte ou la contre riposte

 

L'arrêt

L'arrêt Sans fer – Avec fer (d'opposition ou d'interception).

            b) Actions de la lame

  1. Sur la lame adverse : engagement, changement d'engagement – attaque au fer - prise de fer - coulé.
  2. Sans contact avec la lame adverse : feinte, absence, invite, fausse attaque.

Ces manœuvres d'approche pour lancer l'offensive sont dites préparations d'attaque, mais elles peuvent aussi déclencher :

 

A côté des gestes techniques bien spécifiques à chaque arme, on a coutume de prendre en considération des éléments communs aux trois spécialités, et dont la bonne maîtrise constitue une part essentielle dans la progression : ils sont souvent appelés « fondamentaux ».

Ils comprennent : la garde, la tenue de l'arme, le développement, la reprise de garde, la touche, les lignes et positions, les déplacements, ces derniers étant en étroite relation avec la notion de distance.

Aux trois armes, le combat courtois entre deux escrimeurs est un assaut. Lorsqu'on tient compte du résultat, on l'appelle match.

Tout combat peut comporter trois éventualités, précédées ou non de préparation : l'offensive, la défensive ou la contre-offensive. Soumis à certaines règles aux armes conventionnelles, le combat ne peut commencer que de deux manières : soit par des préparations, soit par une offensive lancée sur la préparation adverse.

L'Esquive

C'est la manière d'éviter un coup par un déplacement rapide du corps.

Les variétés d'Actions Offensives

Les actions offensives, portées après une attaque, une riposte, une contre-riposte ou une contre-attaque, sont appelées ; variétés d'actions offensives. Elles comprennent :

  • la reprise ;
  • la remise ;
  • le contre-temps.

Ces variétés d'actions offensives peuvent être exécutées après une action portée à fond, ou intentionnellement après une action simulée. Dans ce cas, on dit qu'elles sont de seconde intention.

La Contre Riposte

La Contre Riposte est l'action offensive exécutée après avoir paré la riposte ou la contre riposte (mêmes exécutions).

 

La Riposte

La riposte est l'action offensive exécutée après avoir paré l’attaque. Elle est faite immédiatement après la parade, elle a les mêmes caractéristiques que l’attaque et peut être exécutée de la même manière directement, indirectement ou composée. Le coup est porté le plus souvent avec les bras mais peut aussi être exécuté en fente ou en flèche (en fonction de l’arme).

 

La Parade

La parade est l’action défensive. Elle permet d’écarter ou de bloquer l’attaque adverse, elle est prise le plus tard possible pour éviter d’être trompé. Elle est :

  • Simple : latérale, circulaire, diagonale ou demi-Circulaire.
  • Composée : succession de parades trompées.

Elle se fait :

  • du tac ;
  • d'opposition ;
  • en cédant.

Elle peut être exécutée : de pied ferme, en étant fendu ou coordonnée avec un déplacement.

La Flèche

La flèche : permet d'atteindre la cible par une très brusque accélération.


Autre forme d’action pour attaquer son adversaire, elle n’est autorisée qu’au fleuret et à l’épée. Elle s'effectue en partant de la position de garde. Le facteur déclenchant de ce mouvement est un déséquilibre avant du poids du corps provoqué volontairement, coordonné avec une poussée de la jambe avant, celle-ci projetant le corps. La reprise d’équilibre s’effectuant par le passage de la jambe arrière devant la jambe avant, et se terminant souvent par une petite course pour retrouver une position de garde. Cette action n’est pas obligatoirement travaillée par tout le monde et reste utilisée par des tireurs qui sentent bien ce mouvement « fléchard ». Il est donc nécessaire que ces déplacements soient exécutés en parfait équilibre afin que le déclenchement des offensives soit le plus efficace possible.

La Fente

Le développement (souvent appelé la fente) : permet de « fondre » sur l'adversaire.


Principe : en partant de la position de garde, action mobilisant les bras et les jambes de l’escrimeur. Cette action nécessite une très bonne coordination bras et jambes. Le bras armé s’allongeant en priorité pendant que les jambes exécutent la fente. Celle-ci est provoquée par une poussée explosive de la jambe arrière et du déplacement de la jambe avant vers l’avant le talon rasant le sol. Pour une efficacité maximum, ce mouvement doit partir d’une position fléchie que nous avons évoquée dans la garde et se terminer par « quelques points clés » : l’arrivée du pied avant par le talon, la jambe arrière tendue et le pied arrière à plat (équilibre), la jambe avant formant un angle droit (tibia, fémur), le buste droit, le bras arrière étant projecteur (vitesse) et équilibreur. Nous ne pouvons par étudier le mouvement de la fente sans parler du retour en garde. Il se compose dans l’ordre par le déverrouillage du genou, de la jambe arrière, de la poussée de la jambe avant aidée par le repositionnement du bras arrière. Il est important que le buste ne tire pas vers l’arrière dans ce mouvement.

La Retraite

La retraite : permet de s'éloigner de l'adversaire pour éviter de se faire toucher.


Principe : déplacement vers l’arrière, mouvement inverse de celui de la marche ; en partant de la position de garde : déplacement du pied arrière provoqué par une poussée de la jambe avant. La pose du pied arrière sera faite plus particulièrement avec « l’avant » du pied puis ramener le pied avant dans la position initiale de la garde en maintenant le même écart entre les deux pieds. Dans les développements, l’équilibre est très important. C’est le placement du buste droit (placé au centre du « polygone de sustentation » de la position de garde) qui est le facteur d’efficacité, d’une bonne mobilité vers l’avant ou l’arrière. Les déplacements sont faits sur les jambes fléchies et sans élévation de la position de garde.

 

La Marche

La Marche permet de s'approcher de l'adversaire pour l'attaquer.


Principe : déplacement vers l’avant, en partant de la position de garde. Au départ du mouvement, léger soulèvement de la pointe du pied avant et déplacement de celui-ci vers l’avant par une poussée de la jambe arrière, le talon rasant le sol. (L’amplitude de ce déplacement est tributaire de la taille du tireur et varie de 20 à 50 cm environ) Le pied arrière venant se repositionner à la distance initiale correspondant à la garde. Le déplacement des différents segments sera coordonné et le plus « léger » possible, ce qui permettra vitesse, équilibre, rythme, blocage…

Pour le changement de rythme, il faudra privilégier les petites marches permettant un meilleur équilibre et moins de risque d’être attaqué durant le déplacement.

 

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